lundi 19 mars 2012

Entreprendre pour apprendre

Depuis près de quatre ans, je supporte, j’accompagne et je m’intéresse à des projets entrepreneuriaux qui se déroulent dans les salles de classe des écoles de Mékinac.
Depuis près de quatre ans, je vois des jeunes du préscolaire, du primaire et du secondaire évoluer dans des projets qui leur permettent de développer leurs caractéristiques entrepreneuriales, que sont l’autonomie, la solidarité, l’esprit d’équipe, la créativité, le sens des responsabilités, la confiance en soi et bien d’autres. Ces qualités sont utiles dans le déroulement du projet, mais le sont encore plus après le projet : elles sont essentielles pour faire face aux obstacles de la vie et atteindre les objectifs que ces jeunes se seront fixés.
Un projet entrepreneurial en classe, ce n’est pas nécessairement une entreprise : nul besoin de faire de l’argent! Le plus important, c’est de développer le goût d’entreprendre, au sens large : créer un service de nettoyage de la cour d’école, organiser un spectacle pour démystifier la culture africaine, ou encore, confectionner des étuis à crayons à partir de matériaux recyclés pour les élèves moins nantis.
L’entrepreneuriat à l’école a fait ses preuves. L’étude Valoris, pilotée par le Concours québécois en entrepreneuriat, a sondé les enseignants et les élèves qui participent à des projets entrepreneuriaux en classe, et les données démontrent que l’entrepreneuriat :
-          motive les élèves à venir en classe;
-          améliore grandement la perception des élèves vis-à-vis de l’école;
-          développe la confiance en soi des participants;
-          permet d’atteindre les objectifs pédagogiques d’une manière alternative;
-          mobilise les élèves autour d’un objectif commun, et facilite la gestion de classe;
-          permet à l’enseignant de développer ses propres qualités entrepreneuriales!*
Tous les jours, le potentiel des élèves est révélé par le projet entrepreneurial! On découvre en eux une maturité et une logique autrefois inconnues, des talents et des forces insoupçonnés et de l’espoir et de la détermination à revendre!
Par expérience, et pour toutes les réussites, petites et grandes, auxquelles j’ai assistées, je crois fermement que l'entrepreneuriat à l'école, c'est beaucoup plus qu'un projet.
C’est un mode de vie et d’apprentissage qui nous assure que nos jeunes ont appliqué les notions qu’ils ont apprises : les mathématiques et le français, mais aussi le respect et le dépassement de soi. C’est une chance de mieux se connaître, et de connaître les autres. Et c’est aussi une chance de découvrir que chacun d’entre eux a le pouvoir d’agir sur son destin, et d’améliorer celui des autres.
Voici quelques-uns des projets entrepreneuriaux mékinacois de cette année :
-          biscuits en pots de l’école Masson;
-          Les marionnettes chaussettes de l’école La Providence;
-          sensibilisation anti tabagisme par le théâtre de l’école de la Passerelle;
-          ateliers d’accompagnement en lecture de l’école La Providence;
-          troupe de théâtre entrepreneuriale Le Masque d’Or de l’école Paul-Le Jeune;
-          Slam 61 de l’école Paul-Le Jeune.
Pour en savoir plus sur l'entrepreneuriat à l'école, contactez-moi!

*Source : Projet Valoris, Concours québécois en entrepreneuriat


Catherine C. Denis
Agente de sensibilisation à l'entrepreneuriat jeunesse
Carrefour jeunese-emploi de Mékinac
418 365-7070 | catherine.cdenis@cjemekinac.org

lundi 5 mars 2012

L’entrepreneuriat qui passe par la prise en charge d’un milieu par ses gens

En réponse à l’annonce de la fermeture de l’épicerie – station d’essence Lemay-Kinac du secteur Saint-Joseph-de-Mékinac, un comité de développement local a été mis sur pied.  Des résidents de la municipalité et des lacs (les villégiateurs) se sont concertés pour trouver une solution à cette problématique potentielle, et tous ont convenu qu’il importait de sauver ces services de proximité, en rachetant le commerce! Et c’est très bien parti!
Appuyé par la municipalité de Trois-Rives, par la MRC de Mékinac, par le CLD de Mékinac et par la Coopérative de développement régional Centre-du-Québec / Mauricie, le comité de développement local s’est vite transformé en Coopérative de solidarité, officiellement nommée Coopérative de solidarité de Mékinac. Les administrateurs ont réalisé plusieurs actions qui leur permettent de croire que le projet tient la route. En effet, depuis la création de la coop, une inspection du bâtiment et une caractérisation des sols ont été réalisées, une campagne de souscription a été lancée dans la localité laquelle a généré un membership de plus de 250 membres en moins de deux mois (avec un objectif de 300 membres), plusieurs représentations ont été faites au conseil municipal et des demandes d’aide financière ont été explorées.
La réponse de tous les acteurs pour ce projet est excellente. Les bénévoles qui ont œuvré au développement du projet jusqu’à aujourd’hui sont positifs quant à l’avenir des services de proximité dans le secteur Saint-Joseph-de-Mékinac.
Toutes les démarches réalisées autour du projet, toutes les implications bénévoles, les heures accumulées en rencontres et en séances d’information publique, démontrent que nous avons une communauté qui se prend en main et qui entreprend… pour la vitalité de la MRC de Mékinac!
Martin Miron
Agent de développement rural
MRC de Mékinac